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Morgoth Historien du Grand Empire
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Posté le: Mar Jan 01, 2008 12:47 pm Sujet du message: Une histoire moderne |
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Cela fait 65 longues années que le conflit que les historiens nomment la III° guerre mondiale dure, 10 ans si on compte que celui-ci débuta vraiment par le débarquement lunaire en Australie. Jamais la terre n’avait connu une guerre aussi violente et aussi longue depuis que l’être humain est entré que ce qu’il nomme lui-même "les temps modernes". Aucune partie du monde n’est épargnée, les belligérants allant se disputer quelques mètres de terre d’un bout à l’autre du monde, ravageant tout sur leur passage, ne laissant au vainqueur que ruines et désolations.
Et c’est pourtant au milieu de cette folie qu’en naquit une encore plus grande.
26 Octobre 2157
Le vent souffle entre les lourds monstres de métal froid, immobiles et silencieux, comme si ils n’attendaient plus que l’occasion de charger vers leur nouvel ennemi. Mais les fiers chars, orgueil de bien des armées, ce sont tus à jamais : leur coque de métal gît en morceaux et leur belle couleur blanche a désormais viré au rouge, un rouge sang coulant des cadavres inertes de leurs équipes. Un seul survivant reste encore là, courant à travers le spectacle de désolation qui s’offre à ces yeux, s’accrochant à son com-link comme un naufragé à son radeau.
« Allô ? Est-ce que quelqu’un m’entend ?! Répondez ! »
Mais aucune réponse ne vint, il était seul, coupé du reste du monde. L'ultime survivant...
27 Octobre 2157
La grande salle était en pleine agitation, les rares membres autorisés à entrer ne trouvant qu’un chaos monumental, au point qu’on aurait pensé que l’Alliance elle-même s’effondrait. De vastes cartes étaient épinglées sur les murs, et de nombreux rapports débordaient de la vaste table en bois disposée au milieu de la pièce. Aucun ne savait pourquoi ils étaient là, mais le Maréchal n’était pas du genre à plaisanter quand un ordre de rassemblement était donné à son Etat-Major. Déjà les rumeurs les plus folles couraient sur cette réunion d’urgence, et ce genre de commérage n’était pas bon pour le moral de l’armée pour qui la campagne commençait à devenir longue. Six mois à se battre dans le désert pour quelques grains de sable finissaient par peser lourdement sur le moral des troupes qui ne souhaitaient plus qu’une chose : quitter ce bout du monde et retrouver un pays à la température agréable.
La porte du fond s’ouvrit avec fracas, laissant entrer Kery, sa mine des mauvais jours sur le visage, tenant fermement un papier dans sa main qu’il posa sur la table déjà surchargée. Balayant du regard l’ensemble des généraux, il prit la parole de sa voix autoritaire, ne laissant aucune possibilité de réponse.
Kery : Messieurs, il y a 63 heures, nous avons perdu tout contact avec la ville de Paris. J’ai dépêché un contingent de Caen pour faire un rapport de la situation, mais nous avons également perdu tout contact avec eux depuis 15 heures maintenant.
La plupart des gradés baissèrent la tête pour accuser le choc. La situation était pour le moins inédite : comment avaient ils pu perdre contact avec une ville entière, sans compter un détachement de leurs forces ? Quelque uns semblèrent vouloir prendre la parole mais le Maréchal ne leur en laissa pas le temps.
Kery : Mais il y a plus urgent. Cela fait 3 heures maintenant, un court communiqué nous est parvenu de Paris, le seul message que nous ayons reçu depuis 63 heures. Il provient du laboratoire n°31
Avons mis au point un nouvel atome aussi puissant que celui découvert en 2060, et beaucoup plus stable.
Selon nos premières expériences, il semble être capable de produire assez d’énergie pour multiplier notre production par 1.000 !
Avons perdu contact avec le reste du monde, craignons un assaut ennemi pour s’emparer de notre invention.
Dépêchez d’urgence l’armée.
Le silence s’installa dans la salle, chacun relisant plusieurs fois le petit morceau de papier, alors chiffonné à force de passer d’une main à l’autre.
1.000 fois la puissance des sources d’énergie actuelles…avec cela l’Alliance n’aurait aucun mal à écraser économiquement ses deux rivaux, à concentrer une part plus importante de son budget à la guerre, et par conséquent…prendre un avantage majeur dans ce conflit interminable.
Tony Barto : Nous ne pouvons pas tolérer que nos ennemis s’emparent de cette nouvelle invention! Il faut agir immédiatement.
A ces mots, le Maréchal Kery se releva de cet air solennel qui précédait toujours ses importantes déclarations.
Kery : L'Égypte ne nous intéresse plus, et le canal de Suez n’est que peu de chose comparé à Paris désormais. Nous allons nous retirer et envoyer l’armée à Paris.
Aussitôt tous les généraux hochèrent la tête en signe d’approbation au transfert des troupes. Quelques heures plus tard, l’ordre de se réunir aux pistes d’embarquement fut transmis sur les canaux de l’Alliance.
28 Octobre 2157
Des jeeps sous haute surveillance traversent le Caire, réunissant pour la première fois depuis des semaines les membres d’un État-Major dispersé sur les différents fronts afin de maintenir leur suprématie. Franchissant les vastes portes, Boris Vorak s’excusa de son retard en voyant que tout le monde était déjà assis autour de la table. Il prit place autour de la table, remarquant au passage l’immense tableau de l’Empereur LoloAsren qui trônait au dessus du maréchal Sejanus, apparemment très tendu. Les réunions d’urgences n’avaient plus lieu depuis un moment, et dans le pire des cas celles-ci avaient pour habitude de se passer via vidéo conférence. Pourtant le Maréchal avait lourdement insisté sur l’importance de leur présence physique, laissant transparaître la crainte d’éventuelles fuites.
Quand tout le monde fut finalement installé, les gardes rouges sortirent, fermant derrière eux la porte, coupant la pièce du reste du monde. Content de pouvoir parler en toute liberté, le Commandant en chef des forces impériales prit la parole.
Sejanus : Messieurs, comme vous avez du le constater sur les fronts, l’Alliance recule de plus en plus.
Personne n’apporta d’opposition, cette tendance avait été remarquée sur tous les fronts avec l’AT, comme si leurs effectifs diminuaient de façon lente mais constante. Mais aucun ne s’en était réellement inquiété : cela ne pouvait que accélérer la victoire de l’Empire en Égypte, et donc le contrôle du canal de Suez.
Sejanus : Cependant, je ne vous ai pas convoqués pour cela. Nous avons reçu un message en provenance d’un de nos espions français. Son message est pour le moins…intéressant.
Un laboratoire a mis au point un nouvel atome à Paris. Selon la rumeur, il serait capable de produire 1.000 fois plus d’énergie que nos techniques actuelles.
La Lune est sans doute déjà au courant et l’Alliance va envoyer son armée pour contrôler la nouvelle source d’énergie.
Le message provoqua un véritable choc au sein de l’assistance, certains généraux relisant le message pour être certains d’avoir bien lu. Depuis bientôt un an, l’Empire connaissait une crise énergétique majeure, et les bonnes performances de l’armée n’étaient pas le reflet de la situation difficile que subissait la population civile. Alors ce genre de découverte était inestimable : grâce à elle, le Saint Empire pourrait de nouveau combler les besoins de sa population, ranimer la foi dans le cœur des civils, et recruter assez de monde pour gagner la guerre.
Sejanus : Messieurs, nous n’avons pas de temps à perdre
Scrib : Ce n’est pas prudent de laisser l’Egypte et Suez alors que nous sommes à deux doigt de prendre le pays.
Boris-Vorak : C’est une occasion à saisir, nous ne pouvons pas laisser nos ennemis s’emparer de cette nouvelle source d’énergie !
La décision était prise, et quelques minutes plus tard l’ordre de rassemblement fut lancé à travers toute l’Egypte. Les forces du 4° Empereur quittaient le pays des pharaons pour la ville lumière.
2 heures plus tard
Les généraux lunaires se tenaient au garde à vous, donnant à la scène un aspect cérémonial d’une étonnante rareté. Avec un petit signe de la main, le maréchal Torpille leur fit signe de s’asseoir, tous prenant place devant la petit estrade sur laquelle monta le Maréchal. En ces temps de guerre, réunir son État-Major au grand complet était risqué, c'est pourquoi la Force Lunaire avaient préféré une résidence bien plus modeste, mais malgré tout très luxueuse, que les palais que pouvait leur offrir le pays. Mais aucun n’avait le cœur à se plaindre sur ce genre de détails : la convocation rapide des gradés de la Lune n’avait pas été faite par hasard, et les visages tendus par le stress trahissaient sans mal la tension qui régnait. Un court message était projeté sur le mur, dont la version originale était tenue fermement par le maréchal Torpille. Ces quelques mots avaient été transmis par l’un des meilleurs agents que la Force Lunaire eût dans le monde, et l’utilisation du canal d’urgence par celui-ci ne faisait que renforcer le malaise déjà très présent dans la salle.
L’Alliance a mis au point une nouvelle source d’énergie pouvant produire 1.000 fois plus que nos capacités actuelles.
Empire déjà au courant et Alliance envois déjà ses forces.
Appelez d’urgence l’armée à Paris.
Le soleil couchant venait éclairer les visages fermés, comme si tout ceux qui étaient présents réfléchissaient à la suite des opérations. Le choix était cornélien : abandonner le canal de Suez, ou risquer de voir un de leur deux ennemis prendre un avantage économique majeur face à eux. Sans compter que cette source d’énergie serait un atout pour la reconstruction de la lunar terraforming qui continuait de prendre du retard.
Syrus : Qu’en dit le Sénat ?
Torpille : Que c’est à nous de voir.
Le silence se réinstalla, le choix était très dur à prendre. Puis finalement le maréchal s’avança, toussant un coup pour s’éclaircir la gorge.
Torpille : Nous avons besoin de cette nouvelle source d’énergie ! Suez ne peut pas nous fournir autant que ce que nous trouverons à Paris. Allons y, nous ne pouvons laisser nos ennemis s’emparer de cet atout vital pour notre cause.
Il y eut quelques secondes de blanc, puis des applaudissements discrets qui se muèrent en une ovation. La Force Sélénite elle non plus n’allait pas rester les bras croisés.
C’est ainsi que tout commença. C’est ainsi que le soleil d’Egypte salua une dernière fois de ses rayons les navettes et autres engins de transport qui quittaient le pays des Pyramides pour la Ville lumière. Mais malgré l’engouement provoqué par ce changement de décor, il ne faisait aucun doute que tous seraient restés s'ils s’étaient doutés de ce qui les attendait. |
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Morgoth Historien du Grand Empire
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Posté le: Mar Jan 01, 2008 12:47 pm Sujet du message: |
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Aucun bruit ne se faisait entendre, aucune lumière, aucune vie aux alentours : la ville lumière était devenue une ville quasiment fantomatique. A l'arrivée des armées, la situation n’était déjà pas brillante pour la cité, coupée du reste du monde, sa population désertant peu à peu les pavés crasseux de la capitale. Mais l’arrivée des trois puissances finit de convaincre les personnes qui n’étaient pas encore parties, l’Alliance mettant en place un plan d’évacuation d’urgence pour les civils. D’ici ce soir, les 4 millions de personnes qui composaient l’agglomération parisienne seraient en sécurité.
Des ombres surgirent de la nuit, passant furtivement entre les bâtiments vides, se déplaçant d’abri en abri, avec la furtivité propre aux soldats les plus expérimentés. Toute la troupe était en tenue d'infiltration nocturne : camouflage urbain, lunettes infrarouge et armes à feu légères. Le meneur du groupe stoppa la marche en levant le poing. Il se détacha du groupe et courut jusqu'à un vieux hangar. A peine tapota-t-il un pilier du bout des doigts qu’une immense ouverture se forma sur le sol, laissant apparaître un escalier qui descendait dans les ténèbres. D'un signe de la main, il ordonna à ses hommes de le suivre.
Rapide et furtif, le commando descendit prudemment l’escalier, laissant la trappe se refermer au-dessus d’eux. Le groupe continua d’avancer, prêt à intervenir au moindre signe d’agression externe. L’atmosphère était étrange, et Rouk n’était pas mécontent d’avoir considéré le laboratoire N°31 comme étant passé à l'ennemi : personne n’était venu les accueillir, et l’endroit semblait avoir déjà été visité. Rouk prit le risque de chuchoter quelques mots à Troudhuk.
"Y'a quelque chose devant nous."
Aussitôt, tout le groupe posa un genou à terre et les lampes torches furent allumé pour mieux y voir. Une dizaine de cadavres étaient là, allongés par terre ou assis contre les murs. Le sang rendait le sol rouge, et des morceaux de chair et d’os jonchaient toute l’étendue du couloir. L'obscurité et l'odeur nauséabonde rendaient la scène presque apocalyptique. Cette fois-ci, les mots de Rouk furent plus audibles.
"Putain de merde!"
Un autre bruit se fit entendre derrière eux : un de soldat venait de vomir, salissant encore un peu plus les lieux. Prenant son courage à deux mains le général se releva, avançant pour montrer l’exemple, suivi avec une brève hésitation par la vingtaine d’hommes qui composait le commando, remotivés par la détermination de leur chef. Quelques minutes plus tard ils arrivèrent au laboratoire, débarquant là encore sans trouver le moindre ennemi à combattre, seulement d’autres cadavres venant s’ajouter à la longue liste de pertes pour l’Alliance.
"Mais bordel de merde, qu’est-ce qui s’est passé ici ?"
-Silence. Calmez vous.
Groupe Phoénix, sécurisez la zone. Groupe Aurore, allez au poste de contrôle et tachez de savoir ce qui s’est passé."
Aussitôt une dizaine de membres quitta le groupe, menés par Troudhuk, laissant les autres sur place pour inspecter la zone. Rouk avança dans le coeur du labo. Tout avait été mis à sac : le sol était jonché de papiers traînant dans le sang, les armoires étaient à terre, et les bureaux étaient renversés. Alors que Rouk observait de plus près certains papiers à terre, le lourd silence qui pesait jusqu'alors fut brisé. Aussitôt, tous les sens du jeune général se mirent à l'affût. Il connaissait ce son par coeur, pour l'avoir entendu des milliers de fois sur le champ de bataille. C'était le bruit d'une balle qui rentrait dans la culasse, action nécessaire avant de pouvoir tirer. Aussitôt, les ordres fusèrent, tout comme les balles :
" Tout le monde à terre! Dégommez-moi ça! "
Rouk prit son CoM-Link et appela Troudhuk.
" Sommes attaqués. Ennemi inconnu, apparemment seul. Continuez la mission et restez sur vos gardes. "
Rouk se mit à couvert derrière un bureau et prit le temps d'observer. Ses sens de combattants aguerri se mirent en action et le temps se suspendit l'espace d'une seconde, juste le temps pour de déterminer la provenance des balles. Il comprit alors qu'ils avaient à faire à un soldat équipé d'une armure invisible qui contenait les dégagements de chaleur. Ils avaient à faire à un ennemi totalement invisible. Rouk avait répété cette situation à l'entraînement une dizaine de fois : distraire, courir, tuer.
"Soldats, tous du côté nord, j'entame la procédure habituelle"
Il put s'approcher de l'endroit d'où provenaient les balles. Il ne semblait pas repéré. Cinq mètres, trois mètres, deux mètres... Il était prêt à bondir sur l'adversaire lorsque l'arme s'arrêta subitement de tirer. Rouk fut envoyé contre un mur, des feuilles volèrent, plusieurs soldats furent bousculés, et le calme revint. Le lourd silence était redevenu maître du funeste laboratoire...
2 heures plus tard, Quartier Général de l’Alliance
"Et les enregistrements n’ont rien donné ?
-Tout avait été effacé mon Maréchal. Et il manque à l’appel le professeur qui nous a transmis l’information »
Le maréchal Kery plongea la tête entre ses mains, réfléchissant à la situation. Les deux autres camps n’étaient pas arrivés avant eux, ils n’avaient donc pas eu le temps de détruire le laboratoire et de s’emparer des documents. Mais alors qui ?
Maréchal…
-Oui ?
-Si je peux me permettre, le professeur à peut-être quitté le laboratoire avec les documents sous le bras pour éviter que ceux-ci ne tombent au mains de l'ennemi."
Le maréchal regarda Rouk, semblant réfléchir à ce qu’il venait de dire. Le laboratoire se savait probablement menacé, une telle réaction aurait été logique. Mais avait-t-il gardé les documents avec lui ? Sans doute que non, beaucoup trop risqué. Il avait du les cacher dans la ville, en espérant l'arrivée au plus vite de secours. Il devait probablement être mort pour ne pas les avoir rejoint. Oui, ça tombait sous le sens.
"Il faut envoyer nos hommes rechercher ces documents.
-Vous ne craignez pas que la Lune et l’Empire nous imitent mon Maréchal ?
-Ils ne savent même pas quoi chercher.
-Si nous demandons à nos hommes de chercher des documents, je ne donne pas 3 heures avant que l’information soit connue par nos ennemis.
-Tant pis, je prend le risque. Transmettez l’information, tout de suite !"
Quelques heures plus tard, le même message commençait à circuler sur les canaux de la Lune et de l’Empire. La chasse au trésor la plus importante de l’histoire avait débutée.
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Morgoth Historien du Grand Empire
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Posté le: Mar Jan 01, 2008 12:48 pm Sujet du message: |
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22 Novembre 2157, centre de recherche de l'Alliance
Cela fait plusieurs semaines maintenant que les 3 armées luttent pour dominer la capitale française, chaque camp tentant de prendre une avance décisive sur ses ennemis pour la recherche de ce nouvel atome si précieux. La recherche prit une tournure surprenante quand, le 31 Octobre, l’Alliance commença à rechercher les documents perdus, contenant des informations capitales sur la composition de ce nouvel atome. Très vite l’information fut connue par les deux autres belligérants qui s’employèrent eux aussi à retrouver ces précieux documents.
Puis la chasse au trésor se termina lorsque l'Alliance obtint suffisamment de document pour se mettre à produire ce nouvel atome
« Totalement faux »
« Comment ça totalement faux ? »
Le maréchal avait du mal à en croire ses oreilles, et tout son Etat-Major semblait lui aussi ne pas comprendre l’affirmation du scientifique devant eux. Dès que suffisamment de documents furent réunis, ceux-ci furent confiés à une équipe de scientifiques spécialistes dans le domaine de la physique énergétique, afin de percer le secret de cette source d’énergie. Et le groupe venait de rendre son rapport, laissant place à un certain malaise au sein des hommes couverts de décorations devant eux.
« Vous voulez dire que vous ne comprenez pas sans doute » insista l’un des généraux présents.
« Non. A première vu, ces documents sont valables, mais une fois décryptés, ils ne veulent rien dire. Quoi que ce soit, ce ne sont sûrement pas des informations sur un nouvel atome »
Ils ne pouvaient y croire. Pourtant tout collait, les documents portaient le symbole des laboratoires de l’Alliance, et Paris avait été suffisamment retournée pour être sûrs qu’ils ne s’étaient pas trompés dans leurs recherches. Mais alors, pourquoi, et surtout comment ? Tout cela n’avait absolument aucun sens
Quelques heures plus tard, QG de l'Alliance Terrestre
Encore une fois l’Etat-Major au grand complet avait été convoqué d’urgence. Décidément cela devenait une coutume assez énervante, et ce malgré l’importance de cette campagne. S’installant autour de la grande table en bois d’if, les généraux attendirent que le maréchal prenne la parole. Celui-ci semblait plongé dans ses pensées, faisant tourner entre ses doigts une enveloppe ouverte. Puis soudain il arrêta son geste, jetant l’enveloppe sur la table, celle-ci laissant échapper une photographie et un message.
« Messieurs, il y a 2 heures nous avons reçu ce message. Il provient d'Albert Griffith, notre informateur, celui-même qui nous a révélé il y a quelques semaines la nature de la découverte faite ici. »
L’attention des membres présents s’intensifia, le message et la photographie passant de main en main. Mais c’était surtout le message qui intriguait : on aurait pu penser qu’il s’agisse de coordonnées précises, ou encore du nom d’un lieu, mais en réalité cela ressemblait plus à une énigme qu’à autre chose. Une énigme allant de paire avec cette photographie représentant un endroit de la capitale française.
« Mais à quoi joue-t'il ? »
« Il devait avoir peur que le message ne tombe entre les mains de nos ennemis »
« Mais c’est ridicule. Pour qui nous prend-il ? »
« Je l’ignore mais ce n’est pas la seule information »
Les mots du maréchal captèrent la curiosité des généraux, ceux-ci étant désormais suspendus à ses lèvres, voyant bien qu’il avait une autre information capitale à leur donner.
« Les deux autres armées ont reçu des messages similaires. Du moins c’est ce que me rapportent nos espions infiltrés chez eux »
« Comment est-ce possible ? Nous avons toujours soupçonner que eux aussi avaient obtenu l’information grâce à un contact en particulier, mais qu’ils choisissent tous les trois de nous contacter en même temps me semble difficile à croire »
« Sauf si il y a urgence et qu’ils sont prêt à prendre plus de risque que d’habitude »
La remarque sembla faire mouche parmi ses collègues. En effet leurs contacts respectifs avaient du se cacher depuis leur arrivée, craignant sans doute trop d’être découverts et tués par une patrouille ennemie pour oser se manifester. Mais quelque chose avait du les pousser à aller au-delà de cette peur, quelque chose d’assez important pour qu’ils prennent ce risque.
Enfin, après plusieurs heures de discussion intense entre les huiles, un message fut transmis sur le canal de l’armée, message qui bizarrement était à peu de chose près le même dans chacun des 3 camps
Citation:
Besoin d’un groupe de volontaires pour mission très spéciale et capitale.
Cherche personne connaissant bien Paris pour décryptage.
Merci de se présenter au QG le plus proche
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Morgoth Historien du Grand Empire
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Posté le: Mar Jan 01, 2008 12:48 pm Sujet du message: |
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22 Novembre 2157
Un message de leur informateur avec qui ils avaient perdu contact parvient aux 3 armées. Dans l’espoir d’obtenir plus d’explications sur la situation, des commandos sont aussitôt crées afin de récupérer le précieux informateur.
27 Novembre 2157
Après une opération rapide en territoire ennemi, l’Alliance parvient à ramener tout ce qui reste de son informateur, laissé pour mort au milieu d’une forêt en territoire Impérial. Aussitôt une autopsie commence sur le cadavre, mais les informations sont maigres, très maigres. Seul un petit carnet et une photographie sont trouvés sur le cadavre du malheureux Albert Griffith.
Page 1
Page 2
Page 3
Page 4
2 Décembre 2157
Malgré les difficultés rencontrés, l’Empire parvient lui aussi à ramener le cadavre de son informateur : Kong Feirong. En l’absence de médecins légistes compétents, le corps est placé en chambre froide. Le même jour, un étrange papier retrouvé dans la main de l’informateur est transmis à l’Etat-Major.
Papier
9 Décembre 2157
La Force Lunaire rencontre plusieurs complications pour ramener son informateur en lieu sûr, et après plusieurs tentatives infructueuses l’opération est confiée à un groupe de mercenaires indépendants qui parviennent à réussir leur mission malgré de lourdes pertes. Cependant seul le corps inerte du pauvre Hélios est retrouvé. L’extraction du cadavre se passe assez mal, car surpris par un groupe d’alliés les mercenaires subissent plusieurs pertes afin de laisser le temps à la navette lunaire d’embarquer le cadavre. La fouille ne révèle cependant qu’une unique note, trouvée dans l’une des poches intérieures de son manteau.
Etrange papier |
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Morgoth Historien du Grand Empire
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Posté le: Mar Jan 01, 2008 12:48 pm Sujet du message: |
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@surmen (A-RAA-583)
QG central de l'Alliance Terrestre, Vendredi 23 novembre 2157, heure locale : 23H00
K :- Bien maintenant au boulot !
Kery avait parlé, la réunion d’urgence sur l’informateur venait de se terminer, et à peine la scéance levée, les généraux évacuèrent la salle très rapidement, contribuant à renforcer le bordel dans le bâtiment.
Asurmen arriva à s’infiltrer jusqu'à son bureau, il envoya un rapide coup de fil, s’installa, et brancha son COM-link sur un pc.
Et quelques secondes après, un mail arriva accompagné d’un fax, Asurmen eut un petit sourire, et sans perdre de temps, lança un message au matricule 15122.
Même moment, dans un bâtiment sombre de Paris
De la poussière partout, un planché troué, le bâtiment était abandonné depuis un moment, ce n’était pas à cause du conflit récent. Bref, le silence régnait en maître, quand soudain un craquement de bois raisonna dans toute la baraque.
T :- Rofl, Akira fait un peu attention quand tu marches, on est censés être discrets !
Ak :- Désolé
Un immeuble vide ? Plus maintenant, le petit groupe de mercenaires autrefois RSI avait élu domicile dans ce logement de fortune pour la nuit. Mais, comme celui-ci se trouvait en territoire ennemi, le groupe avait décidé de faire un minimum de bruit, mais c’était sans compter sur les imprévus…
« Drrrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnngggggggggggg »
T :- @x#&%
Tetsuo sortit son COM-link de sa poche "un nouveau message"
Citation:
Nouvelle prime !
Salut les mercenaires.
Voici une nouvelle qui vient de tomber, celle-ci est un peu plus "spéciale" mais la prime est plus importante que les autres, cette fois il s’agit de ramener la personne entière, et pas seulement la plaquette.
Les PGs devraient normalement vous rejoindre pour vous escorter une fois la personne trouvée (prévenez angela dès que c’est le cas !)
Et enfin d’après les dernières infos, cette personne se situerait pas loin de ce monument :
Tetsuo lisait le message à haute voix (enfin pas trop non plus ^^) puis ouvrit le document joint au message.
T :-A coté du parc des princes? Hum, c’est pas très précis. Et bien demain la journée va être dure.
Bi:-Tu te rends pas compte, j'arrive à porter une M28 à une main!
A:-à voix basse Continue à me bassiner et je vais bientôt rectifier ça...
T :- Dites vous écoutez ce que je dis la ?????
Bi:-Roh mais c'est dingue, j'arrive même à écarter le petit doigt sans faire boug... ehhh mais qu'est-ce qui te prend? articula-t-il un couteau sous la gorge.
A:-Avec tes conneries, j'entends rien de ce qui se passe. Ferme la un peu!
T:- soupire
Le lendemain, rue obscure de Paris
Citation:
Attention, présence d’impériaux dans le coin !
Pour l’informateur j’ai encore rien trouvé, je vais finir mon tour de quartier et je rejoins akira.
C’est tout pour le moment, j’espère que ça sera mieux de votre côté.
Venusya
BillytheKid rangea son CoM-link, puis jeta un bref coup d’œil autour de lui, toujours aucun signe de vie de cet « informateur ».
Il continua sa recherche de son coté mais ayant soudainement entendu des bruits suspects, il se planqua dans le bâtiment le plus proche.
Il regarda a l’extérieur, c’étaient bien des impériaux qui traînaient dans le coin. Mais ce n’est pas cela qui attira son attention, une odeur désagréable pesait à l’intérieur.
Il décida de faire un tour dans le doute, puis après avoir fouillé 2/3 pièces, il s’arrêta net, sorti son CoM-link et envoya un message aux autres membres du commando, qui arrivèrent quelques minutes après.
Le cadavre gisait sur le sol, des traces de lutte sur son visage, le cou en angle droit. L'ensemble du commando regardait le cadavre avec dégoût. Il était temps de le fouiller pour comprendre. Comprendre pourquoi celui qui les avait renseignés était mort. Comprendre pourquoi les documents retrouvés n'avaient rien donné. L'état du cadavre laissait penser qu'il était mort depuis un bon moment déjà... L'un des membres du commando fouilla les poches. Des clés, un portefeuille et un carnet de notes. Cet objet attira l'attention des membres du commando. Il n'en restait que quelques pages abîmées par la probable lutte du professeur...
Ak :- Et bien c’est pas très beau à voir tout sa
V :- Comme tu dis, en plus y a des risques de pas toucher la prime si il est mort
T :- Tant pis, maintenant qu’on y est on doit aller jusqu'au bout, faut qu’on ra…
Tetsuo fut coupé par Blouberry qui venait d’arriver complètement affolé
Bl :- Les Impériaux sont vraiment près cette fois, ils savent que nous sommes là et nous risquons de nous faire repérer si nous sortons !
T :- Hum je vois ça va pas être facile
Tetsuo s’arrêta et réfléchit un peu,
Alors voilà ce qu’on va faire, Venusya et Aphrodya vous venez avec moi on va faire diversion, BillyTheKid Blouberry et Akira vous allez prendre le corps et ces documents et les ramener au QG allié le plus proche, je vais prévenir l’EM, mais à partir d’ici ça va dépendre que de nous, bonne chance à tous.
Les soldats se séparèrent, les coups de feu commencèrent a pleuvoir et… et les corps tombaient…..
QG Arc de triomphe le lendemain
Après une longue marche avec le cadavre de l'informateur sur le dos, akira ne sentait plus ses jambes, il n'avait presque plus de force et la soif le tenaillait. Il était tout seul, Billy et Blouberry étaient retourner la-bas, enfin s‘ils n’étaient pas déjà morts, il ne le savait pas, comme pour la situation des autres membres du groupe.
Soudain, il aperçut l'étendard de l'Alliance d'un blanc éclatant flottant au vent à l'horizon, enfin se dit-il.
Quelques instants plus tard il atteignait enfin le QG, une fois à l'intérieur du complexe de tube il dégaina son Com-link.
Citation:
A l'adresse de l'Etat major Allié,
Mission réussie. Le relais s'est déroulé sans encombre, livraison du colis au QG central en cour.
Pour l'Alliance!!
Lieutenant colonel akira.
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Morgoth Historien du Grand Empire
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Posté le: Mar Jan 15, 2008 9:45 pm Sujet du message: Bienvenue à Tokyo, RP de Map |
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Centre de recherche de l’Alliance, 4 Janvier 2158
« Qu’est-ce que vous venez de dire ?! »
Le maréchal Kery était venu en urgence dès que le groupe de scientifiques en charge du cadavre du pauvre Albert Griffith, informateur malheureux de l’Alliance l'avait appelé.
Cela faisait plus d’un mois que le cadavre de l’homme avait été ramené à la base, mais l’étude de son carnet avait amené plus d’énigmes que de réponses sur ce qui lui était arrivé.
« Au début nous n’avons pas pu donner une date précise pour sa mort, mais grâce à l’arrivée du professeur Arrison, nous sommes en mesure de vous dire que le pauvre homme est mort au milieu du mois d’Octobre, le 20 au plus tard »
Le scientifique parlait d’un ton très calme, insensible au regard que lui jetait le Maréchal.
« C’est…impossible. Nous avons reçu son message le 27 Octobre! Vous devez vous tromper! »
« Il y a une marge d’erreur de 24 heures »,admit l’homme en blouse blanche.« mais une chose est certaine, votre informateur était mort le 27, et cela depuis un bon moment »
Cela semblait impossible…absolument impossible. Soudain un détail revint à la mémoire de Kery, quelque chose qui finissait de démontrer qu’il se trompait : le dernier message de son carnet datait du 22 Octobre! Mais comme s'il avait lu dans ses yeux, le scientifique sortit les deux dernières pages griffonnées qu’on avait trouvé sur le cadavre d'Albert Griffith.
« Nos graphologues sont formels : les deux écritures sont différentes. Celle datant du 20 est beaucoup plus légère que celle datant du 22, et je ne vous parle bien entendu pas du style d’écriture. La page du 22 Octobre est une imitation, de bonne qualité à première vue, mais le doute n’est pas permis : ce n’est pas la même personne qui a écrit ces deux pages »
Le Maréchal se sentait comme plongé dans les ténèbres, des tonnes de questions se soulevant les unes après les autres. Si leur informateur était mort avant l’envoi du message…si la lettre du 22 Octobre n’avait pas été écrite de sa main…alors qui ? Qui les avait attirés ici? Qui avait écrit ce dernier message? "La Rédemption est pour bientôt !". Que pouvait bien signifier cette phrase?
Quartier Général de l’Alliance à Paris, 5 Janvier 2158
Le Maréchal se tenait au bout de la vaste table, jetant un regard circulaire autour de lui, ne prenant pas le temps d’admirer la luxueuse décoration qui avait été installée dans la pièce; seul lui importait que la pièce soit totalement isolée du reste du monde, et qu’aucun mot ne sortit de cette pièce.
En face de lui, l’Etat-Major au grand complet se tenait assis, attendant un signe de sa part. Non seulement tous les généraux étaient là, mais aussi les colonels ou leur représentant. Une assemblée extraordinaire qui ne s’était pas tenu depuis bien longtemps. En face de chacun d’eux, un document était posé, contenant nombre d’informations, de données chiffrées, et surtout d’inquiétantes photographies sur lesquelles on pouvait voir une immense flotte rassemblée en différents ports. La mine sombre des membres de l’Etat-Major montrait bien à quel point la situation n’était pas brillante.
« Ces rapports sont-ils vraiment fiables ? », demanda le colonel Turinn
« 32 portes-avions, plus de 1.200 frégates, 736 navires de soutien, près de 1.000 bâtiments de débarquement. Tout cela massé en Mer du Japon, au sud de la Corée. C'est plus que l'opération Overlord », murmura Claythest.
Un froid parcourut la salle au rappel des forces déployées par le Grand Empire. Désormais aucun doute n’était possible : les forces de l’Empire comptaient organiser un débarquement de masse sur la côte Ouest des Etats-Unis. La majorité des forces navales ennemies avaient été déployées dans cet endroit, et cela sans même qu’ils ne s’en rendent compte.
« Et notre propre flotte? Ne peut elle rien faire? » , demanda rouk
« Depuis la fermeture du canal de Suez, ramener suffisamment de forces dans le Pacifique prendrait trop de temps » ,rappela le colonel Pyranha.
« Alors que fait-on ? Maréchal, vous devez bien avoir une idée! »
Lentement, Kery ouvrit les yeux, réfléchissant à ce qu’il allait dire, choisissant ses mots avec beaucoup de soin.
« Pour arriver jusqu’à notre Patrie, ils devront obligatoirement passer par le Japon. Prenons l’initiative, attaquons-les en premier! »
« Mais…mobiliser suffisamment de forces pour organiser l’invasion du Japon prendrait trop de temps ! » , fit remarquer Asurmen
« Il y a un autre moyen. Connaissez vous la théorie du point faible? Frappons à un endroit stratégique bien précis avec notre force actuelle, et cela sera suffisant pour déstabiliser la région tout entière et obliger l’Empire a retarder son invasion. Messieurs, si nous prenons Tokyo, le Grand Empire sera retardé suffisamment longtemps pour que nous mobilisions le gros de nos forces navales! »
Une ovation suivit la fin du discours du Maréchal. Quelques heures plus tard, chaque compagnie fut rappelée à son point d’embarquement, des milliers de soldats décollant en direction du Japon.
Quartier Général du Grand Empire à Paris, 6 Janvier 2158
« Mais comment ont-ils pu?! »
Cela faisait un peu plus de deux heures qu’un message d’urgence en provenance du Japon était arrivé, des centaines de transports aériens ayant traversé les limites du pays, balayant la faible DCA sur place. D’après les dernières informations qu’ils avaient reçu, les forces de l’Alliance avaient débarqué en masse sur Tokyo, mettant à mal la garnison qui se battait encore vaillament sur place mais qui ne pourrait pas tenir encore bien longtemps face à la puissance de l’armée de vétérans qu’ils avaient en face.
« Ils ont du savoir pour l’opération "Ciel Rouge" » , dit Lorena
« LES ENF*** » , jura Sejanus, penché sur les plans du Pacifique allant de la côte Ouest des Etats-Unis au Japon.
Avec cette attaque surprise, l’idée d’envahir l’Amérique du Nord s’éloignait à grande vitesse. L’Alliance les avait pris de vitesse, et désormais c’était eux qui risquaient de gagner une tête de pont en direction de leur territoire. Le coup était bien négocié de leur part : désormais l’Empire n’avait pas d’autre choix que d’agir, et d’agir vite si ils ne voulaient pas perdre la capitale du Japon.
« Réunissez les troupes. Nous partons pour Tokyo » , annonça le Maréchal Sejanus à contre-cœur
« Et pour l’isotope ? » , risqua scrib
« Il a autant de nouvel isotope ici que de neurones dans le cerveau d’un lulu. Si jamais il y avait bel et bien un nouvel atome ici alors nous l’aurions déjà trouvé. Quelqu’un nous a forcément attiré ici. »
« Qui ? »
« Je ne sais pas, mais je ne laisserais pas Tokyo tomber aux mains de l’Alliance. Général Vorak, donnez l’ordre de départ! »
Quelques minutes plus tard chaque colonel reçut un message sur son com-link.
Citation:
Ordre de réunir votre compagnie avec leur paquetage au point d’embarquement le plus proche.
Votre destination et vos objectifs vous serons communiqués pendant le trajet.
Pour l’Empereur!
Centre de commandement de la Force Lunaire, 6 Janvier 2158
Le Maréchal Torpille se tenait devant son écran de contrôle, réfléchissant à la situation en silence, étudiant les récents changements de fronts. L’Alliance reculait de manière spectaculaire…non, en vérité ils disparaissaient totalement du front actuel. Quelque chose se passait, et il n’aimait pas vraiment être tenu dans l’ignorance alors que les deux camps en face semblaient parfaitement comprendre la situation. Quelque chose devait leur échapper, quelque chose d’assez énorme pour les obliger à abandonner Paris.
« Maréchal ? »
Le Général Bartiméus venait de rentrer dans la pièce, rapport sous le bras. Apparemment il avait quelque chose d’urgent à annoncer car les soldats derrière la porte le regardaient avec hésitation, aucun d’entre eux ne semblant lui avoir donné l’autorisation de déranger Torpille alors que les consignes avaient été claires. D’un signe de la main, le Maréchal fit signe que tout allait bien, indiquant à son Général de s’approcher.
« Vous avez des nouvelles ? »
« Oui. Il semblerait que l’Alliance se dirige vers le Japon. Nous avons reçu plusieurs rapports confirmant que de violents combat ont éclaté à Tokyo. De plus, l’Empire semble avoir lui aussi donné l’ordre de repli vers le Japon »
« Mais pourquoi ? Quel est l’intérêt pour les navets de prendre le Japon ? »
Pour toute réponse le Général lui tendit une photographie représentant plusieurs vaisseaux de guerre. Cette scène était très courante en ces années de guerre, mais devant le regard interrogateur du maréchal il s’empressa d’ajouter :
« Ce genre de convois est devenu très courant en mer du Japon…trop courant. Nous pensons que l’Empire rassemble une flotte pour envahir les Etats-Unis. »
« Et l’Alliance les a pris de vitesse » , conclut Torpille
Le silence s’installa dans la pièce alors que le maréchal jetait des coups d’œil, alternant entre son écran de contrôle et la photographie. L’idée qu’une quelconque nouvelle source d’énergie se trouve à Paris avait été écartée depuis longtemps, surtout depuis que les médecins lui avaient annoncé que son informateur était mort bien avant l’envoi du message qui les avait amenés ici.
La logique aurait normalement voulu qu'ils profitent de la situation d'un conflit entre les deux autres armées pour aller conquérir un coin du monde tranquillement. Mais avec cette attaque, le Japon se trouvait désormais dans un grand état de faiblesse, et avec la perte de l’Australie, la Lune se trouvait en manque de lieu d’atterrissage orbital pour leurs navettes de ravitaillement. Prendre Tokyo signifiait prendre le Japon, et prendre le Japon signifiait avoir un avant-poste autant vers les Etats-Unis que vers la Chine et la Russie.
« Réunissez les troupes, nous partons pour Tokyo » , annonça Torpille
C’est ainsi que la ville lumière désormais en ruine vit les belligérants partir comme ils étaient venus, ne laissant derrière eux que désolation et mort. Une ville venait de subir la folie de la guerre, et Tokyo tremblait déjà de ce qui allait lui arriver. |
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Morgoth Historien du Grand Empire
Inscrit le: 17 Sep 2006 Messages: 231
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Posté le: Mar Jan 15, 2008 9:46 pm Sujet du message: |
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Erich Rhoemer (E-*LE*-1050)
Quelque part dans l'espace aérien du Japon
Le transport aérien filait à toute allure, défiant la pluie et les ténébres du ciel qui s'abattaient sur le pays. Le Maréchal Sejanus était assis dans son fauteuil, les bras croisés, le regard vide. Il était tendu, les nouvelles n'étant pas bonnes. Ce dernier avait en effet monté l'opération "Ciel Rouge" d'une main de maître, mais il fallut qu'à quelques jours de l'échéance, l'AT s'en mêle. L'opération allait donc être retardée, voir compromise. Les alliés paieraient cet affront, Sejanus en avait fait le serment. Il jetta un regard à travers le hublot pour appercevoir un halo de lumière jaune, des explosions sans doute, ce qui dessinait un agréable mélange de teintes dans le ciel. Cela l'appaisa quelques secondes, juste le temps pour lui de sortir un cigare de sa réserve personnelle: un cubain.
Après l'avoir allumé, la fumée commença à envahir le compartiment, il se sentait comme chez lui, dans une salle d'Etat-Major. Il sortit donc un tas de documents: cartes stratégiques, photographies, rapports. Puis machinalement il se mit à lire, à préparer son plan d'attaque avec plus de minutie que celui donné à la hâte lors de la retraite de Paris. Une chose était sure, Tokyo ne tomberait pas! |
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