Historien Administrateur

Inscrit le: 02 Jan 2006 Messages: 2282
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Posté le: Ven Mar 24, 2006 7:19 pm Sujet du message: Torpille |
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J'ouvris les yeux.
Où étais-je, qui étais-je? Je n'en avais aucune idée. Je ne me souvenait de rien, le néant était total.
J'était dans un liquide. Il y avait du verre: une cuve.
Quelque chose bougea dans mon champs de vision. Un homme en uniforme vin se placer devant moi. J'avais la vague impression de le connaître mais mon esprit ne pouvait pas se souvenir de qui il était.
Le liquide reflua puis le verre s'ouvrit; je manquais de tomber mais l'homme me rattrapat. Il me parla mais je ne comprenais pas ce qu'il disait. Je ne me souvenais même pas du langage, je ne me souvenais même pas que j'avais des souvenirs.
L'homme m'amena jusqu'à une chaise où il me fit assoir. Il se dirigea vers un tableau de commande et appuya sur quelques boutons. Une tube sortit de nulle part et vint se plaquer contre ma tête. L'homme me dit quelquechose puis appuya encore sur un bouton. Un gigantesque douleur me tétanisa tandis qu'une aiguille sortait du tube pour pénétrer jusqu'à mon cerveau. Un flot d'information se dévida soudain dans mon cortex cérébral.
Mes parents, ma famille, mes études, mon entrée à la ST: tout me revint.
Je me souvint surtout de ce gars de l'Alliance. Son uniforme blanc éclatant et son fusil à pompe. Je me souvins de l'explosion de la tête du bléssé que je soignais lorsque ce salaud fit feu. Je me souvins de son sang aspergeant mon uniforme de médecin. Le soldat rechargea son arme et la pointa sur moi. Une grimace affreuse sur ses lèvres. Je plongeais sur l'arme de mon camarade mort et me retournais vers mon ennemi prêt à faire face. J'appuyais sur la détente et rien ne se produisis je ré-essayais frénétiquement, ne voulant pas admettre que le MP5 fut vide. L'autre éclata de rire. Il fit feu et les plombs firent un gros trou dans mon armure. Je basculais en arrière, évitant ainsi la salve suivante. Je voulu me relever pour fuir mais il tira un dernière fois. Je me souvins de la douleur que j'avais ressenti lorsque la dernière détonation me fit faire un vol plané. Je ne me souvenais pas d'avoir touché le sol.
La quesiton restait entière: qu'est-ce que je pouvais bien faire ici? Je regardais l'homme à ma gauche. Je le reconnut tout de suite: c'était mon ami d'enfance, Cefalorachidien. Je ne l'avait pas revu depuis son entrée à la Lune Noire. Il n'avait jamais voulu aller à la ST, croyant pouvoir s'entainer tout seul. Mais son entrainement n'avait pas bien porté ses fruits: il était déjà mort 3 ou 4 fois...
C'est alors que s'imposa à moi la raison de ma présence en ce lieu: j'étais mort. Ce sale gars de l'alliance m'avait tué. Je ne voulais pas le croire. J'étais... non, c'était impossible!
Cefalorachidien me regardait toujours sans rien dire. J'étais un clone! Mon vrai moi avait fait place à une pâle copie de moi. Je levais mes yeux vers mon ami qui me dit: "Ne t'inquiète pas, tu as perdu un peu de ton ancien corps mais tu retrouvera vite ton intégrité physique et mentale". Je savais qu'il disait vrai: il avait de l'expérience dans ce dommaine.
Un arrière goût amer me restait néanmoins. Je sentit une pensée s'imisser à la limite de mon esprit concient. Oui! je savais ce que je devais faire. Je venais de trouver ma voie: la section des médocs n'était pas le meilleur moyen de sauver des gens. Je devais prendre le mal à sa source: il me fallais entraîner les jeunes à survivre, pour qu'un minimum d'entre eux connaissent la même horreur; je devais devenir instructeur à la ST!
Quelques jours plus tard, je contactais The Librarian. Il était d'accord mais je devais d'abord me présenter à vous. C'est pourquoi je l'ai fais ici. |
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