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Jusqu'à La Mort Pour Nos Frères

 
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Historien
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MessagePosté le: Lun Jan 02, 2006 9:07 pm    Sujet du message: Jusqu'à La Mort Pour Nos Frères Répondre en citant

Le vent dans le désert levait de petits nuages, la température, harassante, créait des mirages, faisant onduler l'air environnant dans ces étendues brûlantes.
Mirages aux milieux des mirages quelques hommes progressaient doucement dans les fondrières que formaient les dunes.

- Putain d'armure d'invisibilité grogna Le Cobaye, empêtré dans les bandes de son M249, elle pèse plus qu'un chameau. Et ce putain de sable, il rentre dans mon arme, elle va finir par s'enrayer avec ces conneries...

Je restait silencieux, les hommes aussi. Progressaient ainsi quelques indépendants lourdement armés, et une partie des sections Juges et Séraphins. Leurs visages étaient burinés par la guerre pas cette saleté de désert, le manque d'eau et la fatigue. Mais au fond de ces yeux cernés se lisait la froide détermination de ces guerriers déchus.
Et le jeu en valait la chandelle, nous devions apporter un soutient au front principal contre le QG 7 en contournant les forces Impériales et par la maintenir la pression pour permettre l'ouverture par l'Eclipse du QG. Des semaines de combat allaient trouver leur paroxysme et leur aboutissement.

Après quelques jours de marche, nous sortîmes enfin du désert, échangeant le sable pour une plaine peu herbeuse, une sorte de savane en saison sèche. La poussière remplaça le sable, mais la chaleur était moins intense, chaque pas moins difficile et tout le monde savait le contact proche. Gilthoniel, un peu en avance sur la colonne nous servait d'éclaireur. Bientôt elle s'arrêta, en haut d'un petit promontoire, et attendit que nous arrivâmes à son niveau.

- Les FSL sont un peu en contrebas, et la zone de combat quelques dizaines de mètres plus loin.

Cette annone parcouru les rangs en quelques instants, faisant naître des sourires et gestes de contentement au gré des humeurs. Quelques hommes vérifièrent leur arme.

- Vérifiez votre équipement, vos munitions, et activez vos armures leur criais-je.

Les minutes qui suivirent s'emplirent de cliquetis, d'empressement et de toile d'uniforme frottée. Enfin Le Cobaye revint vers moi.

- Tous les hommes sont prêts Colonel.
- Parfait Lieutenant.
- Je ne sais pas vous mais mon M249 me démange... lança-t-il.
- Ca devrait pouvoir s'arranger.

Je me retournais vers les homes

- Allez , les rapports font état de troupes Impériales dans cette forêt, on va la nettoyer.

Je fis un signe et comme un seul homme la colonne s'ébranla. Quelques FSL sans doute équipé de lunettes infra-rouges nous saluèrent.

- Déployez-vous, observez le terrain, en particulier la forêt, ils sont sans doute embusqués dedans!

Les hommes obéirent immédiatement. Quelques détonations de fusils de sniper claquaient, puis quelques unes d'armes automatiques dans la forêt.
Nous pressâmes le pas.

Plus que 100 mètres avant la forêt.

Les premiers tirs s'abattirent sur nous sans grands dommages, les champs de forces les stoppant net.

- Ne tirez pas encore ordonnais-je

Tous le groupe fonçait tête baissé vers cette forêt, là où on verrait enfin les Impériaux.

Plus que 50 mètres.

Rafales d'armes automatiques, impacts de balles devant mes pieds, sifflement dans les oreilles. Le Cobaye était à ma droite, Gilthoniel à ma gauche.

Plus que 20 mètres.

- Allez y ! Feu !
Instantanément les bandes de cartouches des M249 commencèrent leur danse, les dizaines de douilles volant, les balles hachant la lisière de la forêt, feuilles, branches s'effondrant au sol.
Plusieurs cris de douleurs s'élevèrent. Et nous nous engouffrâmes dans la forêt.
Un bref corps à corps s'engagea. Coups de crosse, bruit mat des coups de poings, craquement des os brisés, quelques détonations et cris étouffés des futurs clonés. Plusieurs corps de soldats aux uniformes rouges restèrent au sol pour témoigner de la violence de l'affrontement.
Tous le monde se regardait, rendu un peu hagard par le combat, luttant pour reprendre ses sens, saoulés par l'adrénaline.

-Le Cobaye cria : Allez on se reprend, faites des reconnaissances tout autour. Et plus vite que ça. Ne provoquez pas l'affrontement et à la moindre découverte venez nous avertir.

Par petits groupes les soldats s'éloignèrent.

- Qu'est ce que tu en penses Le Cobaye ?
- Bah, des soldats et des sous officiers. Soit la présence impériale ici n'est pas plus forte, soit ils sont plus profondément cachés.
- On va contourner la forêt pour plutôt prendre à partie les snipers et leur front contre notre QG.

A peine la phrase était-elle fini que 2 M249 hurlèrent leur cantique de mort.

- Vite par là.

Sur mes talons, Le Cobaye. Nous slalomèrent entre les arbres, fouettés par les feuilles et les branchages. Les M249 se turent, fin de bande sans doute. Ensembles nous déboulèrent sur un petit chemin.
Deux soldats avec des M249 étaient en train de recharger leurs armes. Plus loin Gilthoniel courrait, M60 à la hanche tout en tirant.
Au sol un soldat Impérial tentant de se relever. Les balles fouettaient le sol autour de lui. Elle était à 5 mètres de lui, il finit par retomber au sol, une arme lumineuse à ses cotés.
Le M60 stoppa sa litanie, rendant le silence à la forêt.

- Que s'est-il passé ? demanda Le Cobaye aux deux soldats près de nous.
- C'est un officier, il a essayé d'attaquer un sniper de la FSL un peu trop avancé. Nous sommes intervenus, nous avons tiré et il est tombé, pas à cause de nos tirs, mais il a du trébucher. Et vous êtes arrivé.

Gilthoniel revenait lentement vers nous, l'air lasse. Et Le Cobaye ordonna le repli hors de la forêt.
Silencieuse pendant la retraversée de la forêt, je la questionnais:

- Pourquoi cette mine ?
- C'était Eneo murmura-t-elle.
- Encore ? Tu lui en veux.
- C'est un boucher, là n'est pas la question ! Elle criait presque.
- Mais que ce passe-t-il alors ?
- Il est tombé, la mousse, ou peut être une racine. Ca retire toute saveur à cette victoire. Dit elle avec dépit.
- Je sais, les soldats qui t'accompagnaient me l'ont dit. Mais pourquoi courrais-tu comme ça ? Tu voulais voir la cause de sa chute ?
- Non, je voulais voir son regard... Je ne me suis rendue compte qu'ensuite...

Elle retomba dans son attitude prostrée. Et le bruit des pas fut mon unique interlocuteur.



....



Le petit groupe était ressorti de la forêt et s'était placé dans la diagonale du front Impérial quelques centaines de mètres plus loin.
La masse des snipers ennemis s'étendait sur plusieurs centaines de mètres, heureusement notre mission n'était pas de les tuer, mais de le contourner pour les mettre sous pression et permettre à l'Eclipse d'ouvrir le QG dans leur dos.
Invisibles, trop loin de leur lignes, les membres du groupe commando allaient commencer l'ultime briefing avant de lancer la dernière phase de leur mission quand certains CoM-Link firent état de nouveaux messages.

Pour ma part c'était un message de l'Etat Major. Les cadets de la Sainte Nébuleuse rencontraient des difficultés dans la défense du QG 3, donc les troupes prévues pour le tubage du QG 7 y ont été réquisitionnées. Aussi tous les indépendants et quelques ANGE de mon groupe étaient réquisitionnés pour tuber au QG 7... Chacun prenait connaissance des ordres.

L'air furieux Le Cobaye fracassa son CoM-Link contre le sol.
Son regard était haineux.

- C'est l'ordre qui te met dans cet état ? lui demandais-un peu à l'écart.
- Non, c'est personnel, quelqu'un me prend pour un débile.
- Pas la peine de te mettre dans cet état.
- Mouais... grommela-t-il. En plus je dois rejoindre le QG 6, mon M249 s'est enrayé, à cause du sable sans doute.
- Fait pas de stupidité.
- T'inquiètes pas.


C'est pourquoi, quelques dizaines de minutes plus tard, la moitié du groupe, commandé par Le Cobaye s'ébranla vers le désert, le QG 6.
Nous étions quelques Anges Déchus, dont la moitié étant le support médical du commando à rester dans cette plaine poussiéreuse et à devoir remplir la mission.
Le doute se lisait dans les yeux des soldats autour de moi. Je repris le commencement de la réunion comme si de rien n'était.

- Ok les gars, on a à faire à forte partie, mais les Impériaux ne nous attendent pas là. Nos armures nous rendent invisibles pour un peu qu'on soit assez loin d'eux.
Je les regardait tour à tour, droit dans les yeux.
- Notre mission est d'une importance capitale, les gars de l'éclipse pourrons pas ouvrir le QG et on supprimera pas l'épine dans le pied que sont ces snipers qui harcèlent notre QG.
Le discours semblait faire son effet, ils semblaient reprendre confiance.
- Alors on va progresser doucement, bien groupés et coordonnés pour nettoyer ce coin du front et leur faire un peu peur. Donc, on tire que quand on est sur de notre cible, on économise les munitions et on se coordonne sur les même cibles.
- Et les docteurs? demanda un homme.
- Derrière nous, formation serrée, et laissez tomber personne. Des question ?
Je les regardais, ils étaient un peu plus droit, pas plus optimistes, mais fidèles à eux même. Anges Déchus, éternels guerriers, on avait besoin d'eux, ils étaient prêt à mourir pour ça s'il le fallait.
- Exécution!

Les hommes récupérèrent leur bardas et se réunirent, armes ou bandages au poing.

- Sam et Battosai à ma gauche, Bug Mac Lock et Prof Furrax à ma droite, les docteurs derrière. En avant!
En formation, nous commençâmes à progresser.

Nous rencontrâmes tout d'abord quelques isolés, se comptant sur les doigts de la main, camouflés en avant du front principal que l'ont voyait plus loin. Quelques détonations sèches, froides, précises les expédièrent au clonage. Et l'on pu reprendre l'avancée.

Il ne fallu pas longtemps pour atteindre les sniper, dont le gros, au moins sur notre partie du front appartenaient à la DBE. Nous continuâmes notre progression, alourdissant le bilan de leur pertes à chaque pas.
Je voyais leur visages durs, éclairés par les détonations dans mes IR. Résignés et concentrés sur le combat.
Mais à chaque pas la résistance augmentait. Mieux coordonnées que les isolés, les snipers commençaient à nous prendre pour cible. Les balles sifflaient dans les airs et impactaient autour de nous soulevant de petits nuages de poussière.

En même temps, les CoM-Link accusèrent réception de nouveaux messages.
L'assaut contre le QG 7 avait commencé, le tube ouvert et les troupes débarquaient au centre du QG ennemi mais les snipers du front se retournaient contre les hommes qui maintenaient le tube ouvert. Ils demandaient tout le soutient disponible.

Tout se passa très vite. Alors que nous étions plaqué sous le feu ennemi à prendre connaissance des ordres, un sniper un peu plus talentueux que les autres abattit Sam. Une balle en pleine tête. L'horreur se lisait dans les traits des soldats. Deux médecins s'élancèrent. Il ne fallait pas perdre notre cohésion.

- On ne peut pas rester ici hurlais-je, on ne peut pas laisser les copains seuls là bas. Alors on y va. On doit les aider. Allez reprenez-vous !
Les regards s'étaient calmé, ils attendaient ma décision.

- On ne peut plus faire marche arrière sans subir le même sort, alors quitte à ce que ce soit le cas, regardons les en face. Je ressorti alors un ordre datant de plusieurs siècles, tout juste enseigné à l'entraînement : Soldats ! Baïonnettes au canon !
Ils s'affairèrent dans le fracas de la bataille qui embrasait cet immense front. Ils avaient compris la portée d'un tel ordre, mais ils ne vivaient que pour des moments comme celui ci.

Je me levais, bravant la mitraille et hurla :

- Anges Déchus suivez moi vers votre destin !

Et la demi section partit à l'assaut. La plaine était un peu plus herbeuse, nos pas s'y enfonçaient un peu, des centaines d'explosions partaient des lignes impériales à à peine quelques dizaines de mètres vite franchis. Et ce fut l'enfer.
Faisant feu de toutes leur armes les Anges abattirent plusieurs snipers en courant vers leur objectif, le QG, dont ils étaient séparés par une marée rouge. plusieurs tirs furent déviés par le champ de force de mon armure. La nuit s'avançait, personne n'avait remarqué ça dans la fureur de la bataille, un petit vent soufflait sur la plaine. Je pouvais voir le visage de mes ennemis, affolés, fermés ou enragés.
L'empoignade fut brutale, le corps a corps violent. Un soldat impérial fonce sur moi avec des yeux fous, Ces yeux ! Juste le temps et le réflexe de lui envoyer la crosse de mon M60 dans la tête, il bascule en arrière.
Autour de moi le combat fait rage. Battosai succombe sous la masse de plusieurs enragés. La lune se lève, le bruit est assourdissant. Le sang teinte mon uniforme, un tir de sniper a percé le champ déflecteur. Je ne sens rien.
Le Colonel de la DBE passe à 10 mètres de moi, je le prends pour cible, ma M60 vibre dans mes bras, éclairant la scène de ses détonations. Il chancèle sous les impacts mais il disparaît de ma vue, caché par d'autres soldats. Je frappe avec rage le soldat impérial le plus proche, comme dans un rêve la foule bouge dans la plus grande indiscipline, au ralenti.
A quelques mètres Bug Mac Lock se meure. Agenouillé sur lui, je frappe toujours l'infortuné soldat assailli par toute ces images, rouge sur rouge je vois pas son sang et je m'en couvre rapidement les membres. Hébété je m'arrête et me relève. L'anarchie la plus totale règne autour de moi, balles traçantes dans le ciel, sueur sur tout le corps, la brise est salvatrice. La bas dans le QG une intense mêlée a également lieu, mais ils sont si près et si loin à la fois.
Une lueur dans le coin de l’œil, Gilthoniel vient de tomber, je n'ai pas vu l'agresseur, un médecin s'occupe bientôt d'elle frénétiquement. Je n'arrive pas à réaliser.
Je me retourne vers les Impériaux pour voir un groupe de soldats courir vers moi en tirant. Je pointe mon arme vers eux pour riposter, lueur d'un sabre laser, claquement caractéristique d'un générateur de champ de force d'armure d'invisibilité qui grille et le noir.

.....

Prof Furrax, seul, permit le retrait du soutien médical, le payant aussi de sa vie.
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