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Histoire de com Archives et souvenirs du jeu Combattre-ou-mourir.com
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Sephiclad Administrateur


Inscrit le: 28 Avr 2006 Messages: 853
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Posté le: Sam Avr 21, 2007 4:42 pm Sujet du message: |
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Torpille (L-PAT-470)
Torpille avait étudié les différentes options s'offrant à lui et avait préparé un plan d'évasion aussi hardi que hasardeux.
La nuit venue, alors qu'on venait de l'enfermer dans la case en paille pour la nuit, il décida d'agir.
Il s'agissait tout d'abord de sortir de sa prison, tâche rendue aisée par le trou béant se trouvant en-dessous de la serrure et suffisamment large pour laisser passer un buffle.
Une fois dehors, il courut jusqu'à la cuisine et récupéra une motte de beurre (ou plutôt de graisse: les cuisinières essayaient de faire passer ça pour du beurre mais il n'était pas dupe) avant de se diriger vers les chambres des rebelles.
Devant chacune il enduisit le sol de beurre, puis il se dirigea vers le garde de faction. Il s'était longuement interrogé sur l'équipement de ce garde: possédait-il des lunettes à infra-rouge ou pas ? La nuit toutes les lumières étaient éteintes et il était impossible de voir sa propre main, alors à quoi servirait un garde s'il ne pouvait rien y voir ?
Sa longue réflexion et la rapide enquête menée auprès du personnel de l'île lui avait permit d'arriver à une conclusion simple: personne ne s'était posé la question avant lui.
Accroupi dans le noir, ne sachant pas si le garde se trouvait à cinq mètres ou cinq centimètres de lui, il décida de souffler un peu.
Il en profita pour se demander comment une telle bande de bras cassés avait pu terroriser son armée et le kidnapper lui. Evidement, s'il avait été en train de travailler dans son bureau au-lieu de dormir dans l'herbe, rien de tout cela ne serait arrivé: les rebelles ne se seraient pas approchés de lui à moins de trois pas sans être réduits en un tas de cendres fumantes.
Cela lui servirait de leçon: la prochaine fois il dormirait dans son bureau!
Le garde alluma une cigarette. Torpille avait vite compris que leurs cigarettes ne contenaient pas de tabac mais de l'herbe sèche roulée, et que le papier de recouvrement était en fait du papier toilette. Vu la vitesse à laquelle tout cela était consumé, il fallait agir rapidement.
Parcourant prestement la distance qui le séparait du révolté, le maréchal de la Force Lunaire lui flanqua un coup de poing monumental dans la mâchoire avant d'enchaîner par un coup au plexus solaire qui coupa le souffle de sa victime. Il ne restait qu'à porter un coup du tranchant de la main à l'infortuné garde pour qu'il s'étende inanimé.
Toute personne investie d'un minimum de bon sens, décidant de ne pas forcer le destin, aurait couru jusqu'à la mer et aurait nagé jusqu'à la rive. Mais le bon sens de Torpille semblait l'avoir complètement abandonné en cet instant, car il prit son souffle avant de crier de toutes ses forces:
"Alerte! L'impérial s'est enfui!"
L'impérial, c'est ainsi que les rebelles appelaient Alexeï Sejanus, maréchal du Grand Empire.
C'est là que le côté machiavélique du plan de Torpille se dévoila dans toute sa fourberie: alerté, les rebelles sortirent de leurs chambres mais glissèrent sur le beurre, ce qui en assomma une bonne partie et cassa plusieurs bras et jambes (on raconte même que pour l'un d'eux, le choc fut tellement violent qu'il passa le reste de sa vie à brouter de l'herbe). Ceux qui étaient encore en état de se déplacer se traînèrent péniblement jusqu'à la case de Sejanus où ce dernier dormait paisiblement.
Torpille profita de ce que le maréchal impérial essayait d'expliquer sa présence dans sa chambre carcérale et non à l'extérieur comme l'avait affirmé l'inconnu qui avait donné l'alerte pour retourner dans le bâtiment où dormaient ses ravisseurs et entrer dans la chambre du chef.
Celui-ci gardait en effet une clef, et cette clef était celle de l'unique moyen de transport de l'île: un biplan. Torpille n'avait jamais piloté un tel engin, mais ça ne devait pas être bien compliqué, et il pourrait toujours sauter en parachute en cas de problème.
La clef en poche, le maréchal courut jusqu'à l'appareil situé non loin et éclata d'un rire aussi puissant que démoniaque: oui, rien ne pouvait résister à l'incroyable intelligence et à la magnifique débrouillardise d'un homme tel que lui.
Toujours riant, il enclencha le démarreur.
"Mon petit Torpille, tu es vraiment le meilleur: si tu n'étais pas moi je t'embrasserai!" se dit-il.
Mais alors qu'il voyait la liberté lui tendre les bras et qu'il se préparait à lancer son avion se blottir dans ces mêmes bras en s'élançant du même coup dans le ciel sombre de la nuit piquetée d'étoiles chatoyantes, la réalité se rappela à son bon souvenir dans toute sa brutalité si dénuée de toute poésie: l'avion n'avait pas d'essence. |
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Sephiclad Administrateur


Inscrit le: 28 Avr 2006 Messages: 853
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Posté le: Lun Avr 23, 2007 7:19 am Sujet du message: |
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Torpille (L-PAT-470)
Torpille avait réussi à regagner sa prison sans encombre: les rebelles étaient toujours entrain d'essayer de comprendre ce qui s'était passé et n'avaient pas pensé à envoyer du monde vérifier qu'il était toujours là.
Il décida alors de passer au plan B. Il s'agissait d'abord de gagner la confiance d'une des serveuses, le plus simple étant d'essayer de séduire une des Sérane. Se découvrant une inclinaison au mysticisme, Torpille pria pour tomber sur celle qui ressemblait vraiment à une femme (du moins suivant les critères des gens normaux) avant de s'endormir comme un bienheureux.
S'il existe, Dieu doit être un farceur: le lendemain les deux sœurs vinrent le réveiller. A côté Sérane, Sérane paraissait encore plus belle alors que Sérane n'était plus qu'un repousse-regards vivant.
"Salut les filles: que me vaut d'être réveillé par les deux plus belles créatures de l'île ?"
La version naïade des deux jeunes femmes rougit quelque peu tandis que l'autre se dandina de fierté avant de répondre:
"Toi alors!"
Le maréchal grimaça un sourire pendant que la beauté répondait à sa question:
"Le chef veut que nous soyons aux petits soins avec toi: il dit qu'un condamné a le droit à tous les égards."
"Un quoi ?"
"Un condamné… ça veut dire euh… quelqu'un qui va mourir."
"Mais pourquoi ?"
La laideur ambulante expliqua:
"Fallait pas fuir mon chou"
Elle ponctua cette phrase d'un pincement de joue.
Ainsi ils l'avaient repéré… Comment ? Le plus simple serait d'aller demander au chef des rebelles: ça lui servirait de leçon pour une éventuelle prochaine fois, car évidemment Torpille était sûr de sortir vivant de l'île. Il demanda donc à ses hôtesses de l'amener à leur supérieur.
Cinq minutes plus tard, il se trouvait dans le bureau du chef des rebelles.
"Tiens! Mon fuyard!"
"Salut chef! Qu'est-ce que c'est que cette histoire chef ? Je suis resté dans ma case toute la nuit!"
Le chef des rebelles attrapa un poux qui se trouvait dans sa barbe, le regarda un moment s'agiter entre ses doigts avant de l'avaler.
"Hier soir après qu'un de nos vaillants garde ait donné l'alerte, nous avons décidé de vérifier que tout le monde était là. Comme mes gardes ne se trompent jamais, il y avait forcément un fuyard. Nous sommes allé voir l'impérial: il était là. Puis nous sommes allé voir l'allié terrien: il était là. Il était donc complètement inutile d'aller voir si vous étiez là puisque vous étiez le seul à pouvoir être ailleurs que dans votre case."
Raisonnement intéressant, mais qui ne convenait qu'à moitié à Torpille.
"Je l'avoue: j'ai quitté ma case cette nuit."
"HA! J'en étais sûr."
"Je suis allé aux toilettes, puis je suis rentré."
"Menteur!"
"Allons chef: si je m'étais vraiment enfuis, comment pourrais-je vous parler en cet instant."
Le rebelle resta bouche bée devant une telle débauche de logique. Il resta immobile pendant près de trois minutes avant de répondre:
"Ok… Pas d'exécution pour aujourd'hui, mais on vous a à l'œil: trois gardes vous suivront partout en plus de Sérane et Sérane."
Trois gardes! Le plan B devenait inapplicable, ainsi que le C, le D, le E, le F et le G. Il ne lui restait que le H qui était le plan de fuite ultime, mais Torpille ne se sentait pas prêt à se suicider.
Il n'avait pas trouvé d'autres possibilités: il avait pensé qu'avec huit plans il en trouverait un qui marcherait… Tant pis, il ne lui restait qu'à tenter d'éloigner au moins Sérane pour pouvoir profiter pleinement de la présence de Sérane en attendant que son armée vienne le sortir de là.
Il n'eut pas de mal à se débarrasser du monstre:
"Ma belle: je ne voudrais pas priver mes collègues prisonniers de ta douce présence. Ce sont des amis et je ne voudrais pas qu'ils soient mal servis: toi seule peut s'en occuper comme il se doit. Tu ne voudrais pas faire ça pour moi ? Tu serais un ange!"
Elle hésita un instant puis:
"Si ça peut te faire plaisir mon chou!"
Elle l'embrassa sur la joue: il eut l'impression qu'un escargot était entrain de l'agresser, puis elle partit remplir la tâche qu'il lui avait assignée.
Il la regarda partir avec soulagement.
Si l'on exceptait les trois gardes armés de leurs lance-flammes: l'île était paradisiaque et Torpille allait y passer une journée en charmante compagnie. Il pensa à ses hommes sur le front, portant la mort et la recevant en même temps.
"Aaaah la dure vie de maréchal!" pensa-t-il.
Il se tourna vers la Sérane-angélique et lui adressa un sourire radieux. |
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Sephiclad Administrateur


Inscrit le: 28 Avr 2006 Messages: 853
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Posté le: Sam Avr 28, 2007 12:24 pm Sujet du message: |
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Tony Monte Ana (R-0-36340)
21 Avril 2157 :
Les rebelles ont enlevé les Marechaux depuis 3 jours maintenant.
Les consignes ont été recues par les Etats Majors le lendemain.
Aucune bombe n'a pu être installée au GE, le groupe en territoire AT a eu le temps d'en poser une avant de devoir se replier et les rebelles infiltrés à la FL en ont posés 2.
23 Avril 2157 :
Les soldats lunaires ont localisé une bombe, et l'ont désamorcée.
Les impériaux ont trouvé les bombes au QG 51, non amorcées.
La fin du compte à rebours arrive, 2 QG explosent. |
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Sephiclad Administrateur


Inscrit le: 28 Avr 2006 Messages: 853
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Posté le: Sam Avr 28, 2007 12:24 pm Sujet du message: |
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Mister X (A-RSI-17200)
La rumeur enflait encore, mais déjà tous connaissaient la nouvelle . Certains arboraient un regard consterné, d'autres déformé par la rage, mais deux mots retentissaient partout dans les rangs, repris par chaque soldat :
"A mort ! A mort !" |
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Sephiclad Administrateur


Inscrit le: 28 Avr 2006 Messages: 853
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Posté le: Sam Avr 28, 2007 12:25 pm Sujet du message: |
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Linora (E-KRAZ-10683)
Un Journaliste quelque part en Inde.
Cher Journal,
Cela fait aujourd’hui 63 jours que je suis en mission spéciale pour la presse Impériale en Inde, rien de bien exceptionnel à signaler si ce n’est que les pistes sont toujours aussi inconfortables, je crois qu’en rentrant j’aurai les fessiers d’un cycliste…
Ah oui suis-je bête, hier un événement des plus surprenants s’est produit : Les rebelles du groupe connu sous le nom « India Independenzia » ont mis leurs menaces à exécution, comme prétendu et largement scandé ils ont rayé de la carte deux villes sous contrôle Sélénite et Allié, tuant ainsi des milliers d’innocents grands oubliés de cette guerre une fois de plus… « L’Empire peut s’estimer épargné en ce jour funeste » du moins c’est l’analyse humanitaire de premier ordre que tous mes collègues s’empressent de rapporter. Néanmoins cher calepin, je ne peux m’empêcher en examinant la situation Géopolitique d’un peu plus près de penser qu’au contraire ces récents événements n’augurent rien de bon pour l’Empire. Mes confrères me reprochent déjà ma paranoïa mais une hypothèse me préoccupe depuis peu maintenant et ne fait que se confirmer de jour en jour….
Je commence à penser que d’autres raisons motivent ces terroristes, que d’autres personnes tirent les ficelles dans l’ombre.
En effet aussi surprenant que cela puisse paraître, je soupçonne les autorités Sélénites et Alliés d’être mêlées de près ou de loin aux activités de ces rebelles, du moins de les financer. La défaite cuisante qu’ils ont subis au Kenya a certainement du les pousser à prendre des mesures drastiques, quitte même à éliminer des villes de ce monde du moment que cela leur permet de légitimer leurs choix. Quoi de plus normal que de s’en prendre à l’Empire maintenant que plus aucun système de tube n’est opérationnel entre la Force Lunaire et l’Alliance Terrestre par ce magnifique coup ils s’assurent le soutient de n’importe quel stratège un temps soit peu réaliste. De plus, la machination est si bien ficelée que tout esprit critique semble anéanti, tous étant tournés vers nos responsables enlevés et vers les images de deux villes réduites à l’état de cendre… Plus rien ne semble s’opposer à leur volonté.
Alors mon cher bloc-notes, non, je n’affirmerai pas que « l’Empire peut s’estimer épargné en ce jour funeste »… Que du contraire cela ne fait que commencer, cela n’est que le début d’un plan de bien plus grande envergure qui vise purement et simplement la défaite Impériale à n’importe quel prix.
Cher journal, La folie fait plus que jamais partie de ce monde.
Le Journaliste repose précieusement ses notes dans sa mallette avant de poser sa tête sur la vitre vibrante de la navette qui le reconduit au centre de presse. |
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