Sephiclad Administrateur


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Posté le: Mer Avr 04, 2007 2:13 am Sujet du message: Héros d'un jour |
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Alors oui, la question se pose : mais qui, pourquoi et surtout comment ... Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ... Laissez moi vous raconter.
Une nuit, un cri retenti dans les couloirs obscurs.
- "Captain, la cuve part en couille !"
L'écho se chargant de faire résonner ce dernier terme, la silouhette d'un être frêle se profile dans l'ouverture la porte illluminée. Celui-ci s'arrête, essaye vainement de reprendre son souffle, et emjambe nerveusement l'ouverture.
- "Mon Capitaine. On nous signale un problème dans la cuve 1645, souffla-t-il.
- Comment ça, un problème ? demanda le dossier du fauteuil.
- J'en sais pas plus, chef. J'ai couru ici dès que cette foutue alarme s'est mise à beugler."
Le fauteuil fais un tour sur lui-même, dévoilant une force de la nature, surmontée d'une boule de billard lui faisant office de crâne. Les traits de son visage laissant aisèment paraître une certaine connaissance du monde et les yeux noirs reflêtant la connaissance et l'ordre, le petit subordonné s'était immédiatement figé en position réglémentaire, parfaitement droit et immobile comme il se doit.
- "La prochaine fois, tu beugleras quand tu sauras de quoi tu parles, ou tu vas repartir, toi et ton balai, me récurer l'intégralité de nos chers couloirs." lui dit-il posèment.
L'homme déglutit et refait face au fameux dossier du fauteil noir. Des bruits parasites se font entendre, quelques sons stridents retentissent et l'immense écran qui sert de cloison à la pièce s'illumine, rougeoyant.
Un murmure s'échappe.
- "Merde ..."
Le sergent déguerpit, ne sachant plus trop s'il était à sa place ou non, et priant pour oublier ce qu'il venait d'entendre.
Quiconque un tant soit peu cultivé se rappelle de cet ancien film, précurseur de notre époque, pronant le contrôle des machines sur les humains. Un monde parfaitement ordonné, extraordinairement plausible, et dont on parvient, non sans peine, à reprendre contrôle peu à peu. Ajoutez à ça l'effet qui fît sensation à l'époque de la matrice défilant sur un ton verdâtre, et vous obtenez l'ambiance de la salle arrondie.
Seulement, la notre, de matrice, n'est pas un charabia incompréhensible qui défile à vitesse constante, décryptée d'un simple coup d'oeil par notre opérateur. Non, celle là, c'est bel et bien du code commun, que tout mortel qui a baissé la tête dans le couloir menant ici se doit de connaître sur le bout des doigts.
Des variables. Des valeurs, des milliers d'affectation. Si l'on s'approchait, on pourrait deviner une couche d'initialisation, un algorithme qu'on trouve au début de tout système pour commencer à lancer la machine. L'instant zéro.
"Matricule", "Grade", "Position". Des milliers de fois. Des dizaines de milliers de valeurs.
Seulement, bien que les premières soient assez simplistes, les nouvelles affectations s'affichent de plus en plus lentement. On n'affiche plus uniquement des nombres, mais aussi des chaînes de caractères, et le badeau le plus neutre y retrouverait des mots de son propre quotidien.
Les caractères s'écoulent, et bien enfoncé dans son cher fauteuil, le Capitaine absorbe sans ne rien laisser s'enfuir chaque information qui s'affiche face à lui. Sa lèvre inférieure vibre tandis qu'il murmure intérieurement des bribes qu'il saisit à la volée.
Soudain, le défilement s'arrête, net. Le choc suivant la chute, coupant net au désormais habituel déroulement des opérations. Les derniers caractères de l'ancien code ont emplit l'affichage, ne laissant place qu'à une dernière ligne, écrasée sous la masse de code.
Pour la première fois depuis des années, note capitaine se relève, se saisit des accoudoirs de son trône sombre, et bondit, les mains posées sur la console électronique.
- "Bordel de merde ... Mais qu'est-ce que c'est que ce putain de truc ... ! Si je choppe celui qui ..." hurla-t-il d'une voix partie dans un élan trop aigü.
... connexion ... Login admin ? _
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