Sephiclad Administrateur


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Posté le: Dim Mar 11, 2007 12:51 pm Sujet du message: Départ |
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Grendel L-1-64
* Six mois plus tôt *
Le maréchal Grendel était pensif devant l’afficheur stratégique. La situation allait être tendue. Le général le Banni prit les devants, s’empara des dès, et obtint un impensable double 6.
« Et voila ! Mon dernier cheval est dans l’écurie !
- Enfer ! ragea Grendel. Il s’empara discrètement les dès, dans l’optique de savoir plus tard s’ils étaient pipés ou non.
Les deux amis mirent fin au jeu video, et l’afficheur fit de nouveau briller les sigles des compagnies sur la carte du champ de bataille de Russie. En cette journée d’été, le soleil cognait au dessus de leurs têtes, alors qu’ils se dirigeaient vers l’armurerie pour repartir au combat.
Et ce jour là, alors qu’ils échangeaient une conversation dans la cour, le Banni lui sortit une phrase qu’il n’oublierait jamais : « Graine, promet moi de te retirer, le jour où tu n’auras plus la force d’assurer le commandement ».
Sur le coup, la remarque le fit rire, tant elle était criante d’évidence.
* Six mois passèrent *
Six mois passèrent, de guerre intense, de victoires éprouvantes, de défaites écrasantes, de massacres écoeurants.
Un beau matin de février, Grendel se réveilla sur un champ de bataille, quelque part au sud du Kenya. Instinctivement, il empoigna son fusil de précision, balaya immédiatement la zone, tandis que son afficheur perso vérifiait l’intégrité de son armure et que son oreillette lui transmettait la situation stratégique.
RAS.
Les impériaux avaient été mis en déroute la veille, on pouvait même parler de débâcle.
Il ouvrit son com-link, et chercha le point de ralliement tactique pour la suite des opérations. Alors qu’il s’attendait à une information directe, il constata qu’aucune information ne lui était parvenue. Il n’avait pas envie de remonter la chaîne de commandement pour savoir où étaient passés les mercenaires, et se servit de sa cervelle. Mais lorsque les conclusions du nouveau point de ralliement lui apparurent clairement, une autre vérité lui apparut plus crûment : ses jambes refusaient de bouger.
Sur son com-link, de nouveaux échanges de tirs victorieux lui parvenaient. Il sentait que quelque chose se passait, et qu’il devait être là pour y participer, pour pousser toujours plus loin la machine de guerre sélénite… mais ses jambes refusèrent de faire le moindre pas supplémentaire.
Alors pour la troisième fois de sa vie, Grendel écouta ses pieds, réfléchit avec ses pieds, et obéit à ses foutus pieds qui l’avaient soutenus des mois durant. Il lâcha son fusil, s’assit dans les herbes hautes, enclencha le mode vocal de son com-link, et beugla : « Brancardier ! »
Trente secondes plus tard, Lassie accourut depuis le QG, un tonnelet autour du coup, le petit Arthuro couvert de croûtes dans son sillage, au bout de la laisse.
(à suivre) |
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